Entre Bakaribougou et le quartier Sans fil de Bamako, on a la société Air liquide qui abrite une usine de gaz. Une rue la sépare de la société nationale d’allumettes et de tabac. Une rue quasi impraticable dont les usagers se donnent beaucoup de peine pour atteindre la route goudronnée au sud et celle pavée au nord.

Une vue panoramique de la société Air liquide

Le long de cette rue, vous verrez des riverains dont l’activité commerciale exige le feu. Créant un grand risque d’explosion à cause justement de la proximité d’une part de la société de gaz Air liquide susmentionnée et, d’autre part, de la société nationale d’allumettes et de tabac. Deux sociétés dont les usines sont des ennemis du feu !

La rue qui sépare ces deux sociétés à risques

Malheureusement, nous vivons dans une société où la capacité d’anticipation est très réduite. On préfère guérir plutôt que de prévenir. Nous croyons peut-être que les grands drames chimiques ne peuvent arriver que chez les autres. Souhaitons-le et prions toujours afin que Dieu nous préserve ! Car, si jamais un incendie se déclarait à cet endroit, les dégâts seraient énormes, tant sur le plan humain que sur le plan matériel et financier.
Aujourd’hui, nous estimons que les autorités des deux sociétés  »inflammables » devraient penser au bitumage de cette route pour l’intérêt des usagers et au déguerpissement des riverains qui travaillent avec du feu. On ne le dira jamais assez : il vaut mieux prévenir que guérir !

Zoumana Sangaré