A Hippodrome II, non loin du commissariat de police du 17è arrondissement, un caniveau déguisé en petit pont devient un danger pour les passants.

Une vue de la rue d’Hippodrome 2 (Ph. BS)

Dans la Commune II du District de Bamako, un quartier se distingue par son manque d’infrastructures routières. Eaux usées, nids de poules, grosses pierres jonchant les rues, un bitumage entamé mais toujours pas fini… L’Ageroute, la société chargée de l’exécution des travaux de l’entretien routier est venue donner les prémices de ce qui semblait être la fin d’un calvaire pour les habitants d’Hippodrome II. Hélas ! Comme toujours, les habitants sont livrés à eux-mêmes.

Le  »petit pont » comme le surnomme les habitants, est ouvert à deux endroits bien distincts comme des brèches symétriques, réduisant ainsi le passage des véhicules sur cette double voie non bitumée.
Sur les quatre dalles béton d’une partie de la voie, l’une a dû céder sous le poids des engins roulants. Le  »petit pont » est pratiqué par toute sorte de véhicule notamment les taxis, les sotramas, les motos, les véhicules personnels et même les poids lourds qui font le tour souvent afin d’éviter l’écroulement du reste des trois planches de la première voie.

Les usagers de cette route allant dans les sens inverses sont obligés de s’attendre dans une forme d’autodiscipline, vu que l’étroitesse du passage ne peut permettre que deux véhicules y passent en même temps, au risque de se retrouver piégés dans une brèche. Bien évidemment, cela agace les usagers et les riverains. « Chaque fois ils viennent nous jeter de la poudre aux yeux avec de grosses machines pour ensuite nous laisser à notre sort avec des dangers pareils », affirme le chauffeur de taxi Issa Diarra.

Un boutiquier installé en face du ‘’petit pont’’, Mohamed Maïga, a du mal à contenir son exaspération : « Les habitants doivent sortir pour réclamer aux autorités la réhabilitation de cette route. Outre la poussière, les gens ont du mal aussi à passer de peur de voir planche s’écrouler avec eux », dit-il.

Pour éviter aux passants de tomber dans la fosse, certains ont mis des pneus devant les trous pour prévenir un ’éventuel accident. Pour autant, cela ne suffit pas tous les jours, car les engins se percutent régulièrement à cet endroit, entraînant fréquemment des échauffourées entre les chauffeurs.

Un véritable parcours du combattant que cette route allant de la limite du bitume d’Hippodrome 2 jusqu’à N’Gomi ! Les élèves et les travailleurs du quartier en font toujours les frais. Pour certaines femmes interrogées, ce tronçon est un véritable calvaire pour les femmes enceintes.
Osons espérer que les autorités de la Commune II nous liront et trouveront une solution idoine aux tracasseries de leurs populations.

Bakary Samaté