Un enfant dans cette rue à risques ! (Ph. Békaye)

Plusieurs rues et ruelles de la capitale malienne sont parfois décorées de nids de poule, ornées de boue ou dégoulinantes d’eaux usées ou de pluie. Pathétique tableau de la désagrégation des voies dans nos quartiers que nous empruntons sans toujours faire attention.


A Koulouba, notamment dans la rue 44, les habitants sont confrontés à des difficultés de voies de passage, en raison de la pente descendante et montante de cette rue. La rue 44 dont une partie est faite en ciment et l’autre en un grand trou, constitue un danger potentiel pour les populations riveraines.
Les glissades, le risque de voir des briques tombées sur les têtes sont entre autres des dangers que la population encourt en passant par là.

Cette avancée de l’érosion fait des briques une vraie menace sécuritaire ! (Ph. Békaye)

Très étroite, la rue 44 est bien comme plusieurs rues de la capitale malienne. Au lieu des nids de poule, ce sont parfois de gros cratères qui coupent ces rues en deux, obligeant ainsi les habitants à emprunter des contours, des détours, évidemment plus étroits que la rue elle-même. Cela au risque de tomber, de se blesser contre les briques déposées de part et d’autre. Pour arriver à destination, certains habitants n’ont pas d’autre choix que de raser les murs des maisons voisines en montant. Quant à ceux qui descendent, ils marchent sur des pierres ou des briques déposées les unes aux côtés des autres ou superposées, servant d’escalier. Même des enfants empruntent cette rue dangereuse pour se rendre dans divers endroits, notamment dans leurs écoles. Pour eux, c’est un véritable parcours du combattant.

Un jeune passant son chemin au bord du ravin (Ph. Békaye)

A défaut d’une implication des autorités communales, les populations peuvent réfléchir à des solutions transitoires.
Il vaut mieux prévenir que guérir, n’est-ce pas ?

Bakary SAMATÉ

Photo de couverture : Békaye