Rue223.com, dans sa recherche de talent à révéler, a rencontré le jeune Bourama KANTÉ alias Pépé Kanté. Amoureux de la littérature et de l’écriture, cet élève en Terminale littéraire s’essaie à la poésie. Ce texte que nous vous proposons dans notre rubrique Tribune, est une belle fiction poétique, avec son charme d’écriture en construction. Bonne lecture !

Pépé Kanté, élève en classe de Terminale littéraire, au lycée Toubacoro Alhassane Doucouré d’Hippodrome

Pays de paix et de démocratie, pays de fraternité et de diatigiya, pays de valeureux guerriers, pays des femmes dévouées. Indépendant depuis 1960 avec une superficie de 1 241 238 km2, pays continental. Pauvre au-dessus mais riche en dessous. Pourquoi pleures-tu ? Qui y a-t-il ?
Je ne me reconnais plus, je ne reconnais plus mes enfants. Avant je me distinguais parmi les autres, par l’honnêteté, la fraternité, la paix, le diatigiya, la bravoure, le travail, le respect de mes enfants. Mais aujourd’hui, l’égoïsme, la paresse, la corruption, l’hypocrisie, le vice, sont devenus l’identité de mes enfants.
Je pleure, je pleure oui, car de jour en jour, ma famille se déchire, les chefs ne remplissent pas leurs devoirs envers les membres de la famille et les membres de la famille ne respectent pas non plus leurs droits dans la famille. Oui, je pleure car j’ai honte de voir ma famille se déchirer.
Les chefs de la famille ne donnent pas aux membres de la famille ce qui leur revient de droit et les membres de la famille oublient aussi ce qu’ils doivent à la famille.
Je pleure, je pleure oui, car l’anarchie a pris le dessus sur la démocratie et j’ai peur que cela nous conduise à la dictature.
Je pleure pour ça. Je pleure…

Pépé Kanté