Au Mali, officiellement, les élèves ont repris le chemin de l’école depuis le 1er octobre dernier. Disons les écoles publiques et les écoles privées. Car plusieurs écoles semi-privées sont en grève depuis cette date, exigeant le payement des subventions de l’État annoncées pour fin juin 2018 et non perçues à ce jour.
Le comble, dans cette rentrée bancale, c’est que, depuis trois semaines, les élèves vont à l’école sans ceux qui ont été déclarés admis au Diplôme d’Études Fondamentales (DEF), session juin 2018. Car ces derniers et leurs parents déboussolés attendent toujours la liste officielle des orientations en classe de 10ème Année (classe de Seconde dans le système français).

Trois semaines donc après la rentrée des classes, une masse importante d’élèves est encore à la maison, s’interrogeant sur son sort. Comment expliquer une telle situation  qui frise l’ubuesque ? Une masse d’autant plus importante que la moisson au DEF 2018 fut bonne, très bonne même, tellement bonne que des mauvaises langues ont parlé de « DEF super-promo » !
On nous dit que tout était fini mais qu’on s’était rendu compte qu’une centaine d’écoles privées ‘’influentes’’ avait été omise et qu’on est donc en train de tout reprendre !!! Mais on est où là ? Honnêtement, ce ministre mérite-t-il de conserver son poste s’il n’est pas capable de faire sortir les listes des orientations avant la rentrée des classes pour que tous les élèves reprennent ensembles le chemin des classes ?

Y a-t-il une justification crédible autre que de l’amateurisme ? Comment s’étonner que l’école va mal si ceux-là mêmes qui gèrent cette école ne vont pas bien ou font les choses de travers !!! C’est tout simplement dégoûtant et désolant. Mais bon, c’est ça aussi notre Maliba !
Ce lundi 22 octobre, les écoles semi-privées qui n’observaient pas la grève des promoteurs mécontents ont été sommées de faire sous peine de représailles. Jusqu’à nouvel ordre ! 

Louis Kéita