Il y a deux ans, une nouvelle étoile faisait son apparition dans le firmament de l’univers de la littérature ivoirienne : Sonia Kossonou ! Cette plume lumineuse mettait sur le marché du livre un roman intitulé « Le chemin de l’orpheline« , publié par les Éditions Balafons. C’est ce livre que nous avons choisi pour vous, dans le cadre de notre chronique « Plumes Vives ». Bonne lecture !

Le chemin de l’orpheline, roman, Nouvelles Éditions Balafons, 2016, 76 pages

Esther est la fille ainée d’une famille de deux enfants. Jeune élève, malgré la pauvreté de ses parents, elle se sent comblée. Un jour, revenant de l’école, elle trouve un monde au visage triste chez elle : son père venait de rendre l’âme sans avoir montré le moindre signe de maladie. Coup du destin ? Que deviendra cette petite famille désormais sans mentor ? Surtout que sa famille paternelle a pris toute la somme de soutien réunie par les habitants du quartier ; pire, ils se sont également jetés sur les petits biens de la famille : ustensiles de cuisines, pagnes, bijoux de sa mère. C’est alors que la petite famille décide d’aller vivre au village. Mais Esther est accueillie par les religieuses du Couvant de la ville afin qu’elle puisse présenter son examen d’entrée au second cycle.
Heureuse d’avoir réussi à son examen avec brio, elle appelle au village pour partager sa joie avec sa mère. Mais, elle n’entendra plus jamais la voix de celle-ci car elle s’en était allée dans l’au-delà, la veille.
Les sœurs qui l’hébergeaient sont contraintes de rentrer en Italie. Pour préparer sa rentrée scolaire suivante, Esther ira travailler en tant que domestique chez madame Kouadio, une femme respectée et riche de la même paroisse qu’elle. Là, comme le loup peut prendre l’apparence de l’agneau, elle verra le vrai visage de cette sœur en Christ. Elle sera traitée comme une esclave. Pire, madame Kouadio n’arrêtera pas de lui jeter au visage son statut d’orpheline. Déterminée, elle supportera toutes les humiliations jusqu’à avoir assez d’argent pour son inscription et ses fournitures scolaires. Durant ces neuf mois, Esther subira des moqueries, le rejet de ses amis colocataires et deviendra même une mendiante, dérobeuse même quelquefois, juste pour ne pas mourir de faim. Jusqu’à ce que son meilleur ami d’enfance, Arsène, qui depuis longtemps la recherchait, la retrouve et l’accueille dans sa famille, elle et son petit frère Marc.
Des jours meilleurs commencent alors pour l’orpheline.
La jeune auteure, étudiante en sciences juridiques, administratives et politiques de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, semble partager cette leçon de la page 53 de son livre : « S’il est vrai que sur le chemin du bonheur il y a des épines, alors mieux vaut l’emprunter sans plus attendre.» 

Crépy Kony
Correspondant (Abidjan)