Jeune, intelligente et belle, Elodie Yéboua est découverte au lycée moderne de Bondoukou après avoir été lauréate de la 3e Edition du concours « Serge Grah », en 2015, pour sa nouvelle Les Larmes de Carène. Cette nouvelle qui a touché par la sensibilité et la tonalité réaliste de la plume de son auteure qui dénonce avec véhémence  le mariage forcé et les grossesses en milieu scolaire dans sa région,  prendra la forme de roman et sera au programme des classes de 6e dans les lycées et collèges l’année suivante. Le mois dernier,  Elodie Yéboua, est nominée meilleure révélation de littérature 2017 du Gontougo.

les larmes de carene
Ph. Img pv / Les larmes de Carène

Carène et Djamila sont deux jeunes enfants amies depuis leur bas âge. Elles deviennent plus unies quand le directeur d’une école, monsieur Zémin, les accepte dans son établissement en sensibilisant les parents du village Koboko sur les bienfaits de la scolarisation des jeunes filles. Meilleures élèves de l’école, elles seront séparées quand le père de Djamila qui n’a que douze ans la donne en mariage à son meilleur ami. Ne supportant pas cette humiliation, la jeune fille finit par trouver la mort suite aux pratiques et abus sexuels de son mari. Carène, abattue par cette nouvelle, déprime et se révolte contre la tradition de son village. Puis, quand elle entre au collège, elle rencontre Myriam en qui elle retrouve les traces de sa défunte amie d’enfance.
Mais les aléas de la vie ne cesseront de poursuivre Carène. Sollicitée  par monsieur Bony, son professeur de français, pour faire sa lessive, elle est abusée par celui-ci. Elle tombera enceinte.
Qu’adviendra-t-il d’elle après une si grande humiliation dans un village où elle est considérée comme une fille irrespectueuse pour s’être opposée à certaines pratiques ?
Que deviendra Myriam qui vient de perdre son père dont l’oncle héritier à des projets de mariage pour elle ?

Dans ce récit jeunesse, Elodie Yéboua nous dévoile les pratiques qui détruisent la vie de la jeune fille, de l’excision au mariage forcé en passant par les grossesses en milieu scolaire.

Crépy Kony
Rue223.com/Abidjan