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Ph. Mamadou Ouattara/Rue223.com

Autrefois, seules les personnes handicapées incapables de travailler pour subvenir à leurs besoins et les enfants talibés (des enfants envoyés pour l’apprentissage du coran) mendiaient. La mendicité était une nécessité pour ces personnes survivant de la générosité d’autrui.

De nos jours, la mendicité est devenue un fond de commerce non seulement pour les enfants mais aussi pour des parents insouciants de l’avenir de leurs progénitures.

La plupart des mendiants sont des personnes bien portantes. À l’entrée des mosquées, des grandes boutiques, partout, il y a des hommes et des femmes assis, ou se baladant sur les trottoirs en quête d’aumône.

Les enfants abandonnent l’école, refusent de travailler parce que, pour eux, mendier est un moyen facile pour gagner de l’argent.
Des parents insouciants entraînent leurs enfants à la mendicité pour leurs propres interêts. Ils donnent leurs enfants à des maîtres d’écoles coraniques (karamôkô) pour qu’ils puissent apprendre le coran, une autre façon pour eux de se débarrasser de leurs devoirs. Ces maîtres insouciants et inconscients exploitent aussi ces jeunes talibés en les envoyant dans la rue, en quête de nourriture et même d’une rançon journalière.

La mendicité est un fléau social : un enfant qui passe sa journée entière dans la rue, passant de porte en porte, peut prendre goût au vol, à la délinquance, à la drogue, à l’alcool, etc…

Pour remédier à ce fléau, l’Etat doit prendre des mesures par la sensibilisation pour que la mendicité diminue à défaut de l’éradiquer. Il faut aussi prendre en compte l’éducation des enfants et l’obligation des parents. Pour le développement du pays il urge que les parents éduquent leurs enfants par leurs propres moyens.

Ces jeunes mendiants peuvent devenir des présidents, des ministres, des gens de la haute société. Pourquoi donc les parents ne leur donnent-ils pas cette possibilité ? Disons non à la mendicité et soyons plutôt constructifs.

Koudédia Sidibé