Face à la pression de l’AEEM qui exige la satisfaction immédiate de 4 points revendicatifs pour la reprise des cours, le gouvernement est face d’une situation complexe qui n’a pas avoir la solution tout et tout de suite.

université_01
Ph. Internet (maliactu.net)

Ne va-t-on pas vers des sorties intempestives malgré la fixation des calendriers des examens ? C’est bien possible car il sera très difficile pour le gouvernement de satisfaire aux nouvelles doléances de l’AEEM, en tout cas pas tout de suite. Or c’est pratiquement un ultimatum qui été lancé aux autorités par l’Association des élèves et étudiants du Mali qui exige une solution immédiate à la recrudescence des problèmes liés au meurtre des étudiants sur la route de Kabala, les retards dans le paiement des allocutions financières dans toutes les universités, instituts et grandes écoles, la construction d’une route menant à Kabala et l’ouverture du Campus de Kabala.

Tout cela a été suscité par les accidents mortels qui ont fait aux moins sept victimes (six étudiants et un enseignant). L’AEEM affirme d’avoir alerté les autorités au fur et à mesure de ces cas mais sans suite. Finalement elle a passé la vitesse supérieure. Et depuis la semaine dernière, un mouvement de grève générale paralyse les cours sur toute l’étendue du territoire.

Jusque-là, les autorités n’ont pas encore réagi, et semblent ne pas avoir une solution miracle face à cette exigence immédiate des étudiants. Notamment les points 3 et 4 qui demandent la construction d’une route et l’ouverture du Campus universitaire de Kabala. Il se trouve que la nouvelle route réclamée par les étudiants n’est pas techniquement possible sauf l’ouverture d’un couloir aérien entre les quartiers Torokorobougou et Kabala. Or le gouvernement n’a pas ces moyens.

Quant à l’ouverture du Campus universitaire cela reste toujours tributaire des problèmes d’eau potable sur le site que l’ancien PM s’étaient engagés à résoudre avant la rentrée universitaire 2018.

Indépendamment de tout cela, la Cité de Kabala souffre de sa situation géographique sans poste de sécurité. C’est pourquoi pour une des rares fois on ne peut pas accuser les étudiants. Ils risquent de perturber davantage les cours alors que les calendriers des examens de fin d’année sont déjà fixés.

Source : L’Indicateur du Renouveau ( Zoumana Coulibaly)