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Ph. Internet (afrikatech.com)

Les nouvelles techniques de l’information et de la communication semblent avoir atteint le summum de leur développement avec la création de vrais faux espaces de vie, avec leurs systèmes de partage de liens, photos et vidéos. Ces espaces appelés abusivement « réseaux sociaux » exercent sur les jeunes une telle fascination qu’ils finissent par les éloigner de la vie sociale réelle. D’abord, ils détournent les jeunes de leurs études et de recherches utiles en les maintenant dans l’univers onirique de la virtualité. Par exemple, de nombreux élèves ont de très mauvais rendements scolaires parce qu’ils passent plus de temps à échanger avec des amis virtuels qu’à apprendre leurs leçons. Ensuite, ces réseaux qui ne sont pas toujours fréquentés par des personnes de bonne moralité peuvent entrainer une déviance comportementale et sociale. A preuve, des témoignages permettent de savoir aujourd’hui qu’un grand nombre de jeunes ont été poussés à la drogue, à la sexualité et/ou à l’homosexualité via les réseaux sociaux. Enfin, l’addiction à ces réseaux brisent les liens sociaux et familiaux. En effet, il n’est plus rare de voir aujourd’hui, lorsqu’on se rend dans une famille, les enfants, chacun avec son téléphone portable, isolés dans un coin de la maison ou de la cour, discutant avec des amis ou regardant des photos ou des vidéos peu recommandables. Ainsi, conçus pour confirmer le passage du monde à un village planétaire, ces réseaux dits sociaux qui continuent d’être créés sous des formes de plus en plus sophistiquées, ne sont-ils pas, contrairement à leur appellation, en train d’accentuer l’asocialité et de détruire les liens familiaux, au profit de relations qui, pour la plupart, naissent, évoluent et meurent sous le sceau de la virtualité ?

Bien évidemment, ces réseaux peuvent, à certains égards, mériter leur qualificatif « sociaux ». Loin de moi donc l’idée ingrate ou hypocrite de jeter le bébé avec l’eau du bain. Mon propos est juste d’attirer l’attention sur la gravité des dérives comportementales que peut provoquer la dépendance négligée à ces dérivatifs virtuels.

Bien à vous !

MINGA S. Siddick