Suite aux troubles sécuritaires et attaques médiatique extérieur qu’ont suibi le Mali le nouveau mouvement  dénommé   »Malien je suis, mon pays je construis » a organisé une conférence de presse ce samedi 03 février 2018 à la Maison de la Presse afin de  dévoiler ses intentions sur les récents événements du pays tout en invitant les uns et les autres au patriotisme et à la cohésion sociale.
Ph. Adama Traoré
Si le combat patriotique est un acte hautement salutaire force est de reconnaître qu’il exige des efforts et de la volonté. Connaissant les enjeux et les défis majeurs du pays, un nouveau mouvement vient de voir le jour dans notre pays. En dehors de toute idée de politique partisane l’heure n’est-il réellement pas à une convergence d’efforts afin de mieux prendre soins de notre héritage commun qu’est la patrie ? Voilà une question que devraient se poser de nos jours tous les fils et filles de la nation, au regard des épreuves que traverse notre pays.
Regroupant des centaines de personnes ce mouvement s’est donné pour mission de défendre les intérêts du Mali tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, contre toute attaque. Le célèbre écrivain malien Amadou Hampaté Bâ disait : << La véritable connaissance est celle qui mène l’homme vers les hommes. >> Des événements douloureux que subissent nos forces armées et de sécurité à l’acharnement de certains média étrangers à l’encontre de nos plus hautes autorités, l’heure est plutôt à l’union et à la cohésion sociale et non aux critiques. Représenté par trois conférenciers dont Alpha Cissé, Sidi Ali ould Bagna et Siaka Diarra, le mouvement avait a débattu autour de deux sujets essentiels qui sont aussi d’actualité. Le premier sujet qui a choqué plus d’un concernant la mauvaise sortie médiatique, la dernière semaine du mois janvier, du journaliste Hervé de la chaîne française Europe 1 sur le président de la République IBK. Le deuxième sujet a porté sur le soutien aux FAMA tombés sur le champ de l’honneur.
Dans son allocution, Alpha Cissé, le principal conférencier du mouvement, a tenu à rassurer les uns et les autres sur la nature du mouvement qui est apolitique et dont le seul objectif est << le Mali d’abord et le Mali toujours >>. Selon lui << ce mouvement regroupe des hommes et des femmes de toutes les régions et ethnies du Mali autour d’une seule vision : le Mali. Ce pays est un héritage pour lequel chacun doit jouer sa part de responsabilité. Notre combat ce n’est pas pour une personne ni pour un parti, mais pour le Mali. Et quand on constate que certains médias étrangers au lieu de prôner la cohésion et la paix se mettent à souiller l’image de la nation, on ne peut rester les bras croisés. C’est pourquoi dans les jours à venir nous allons mener une grande campagne de sensibilisation non seulement pour soutenir nos FAMA, mais aussi pour appeler tous les Maliens à la cohésion sociale. Mais il y a un phénomène inquiétant sur les réseaux sociaux avec la publication vulgaire des morts de nos forces armées et de sécurité. Ce n’est pas une atteinte à la liberté d’expression mais nous demandons juste que cela soit fait de manière professionnelle. Nous allons rencontrer aussi toutes les autres associations afin que nous convergions nos efforts pour mener à bout ce combat. >>
Siaka Diarra, co-conférencier dudit mouvement, a affirmé que <<  personne ne viendra construire ce pays, mais par contre quelqu’un pourra venir le détruire. Dès lors il faut une véritable collaboration entre tous les Maliens sans distinction. Je ne dis pas de cesser les querelles partisanes mais quand c’est l’intégrité et l’honneur  du pays qui sont atteints, il faut donc une union et une solidarité totale pour y faire face. >>
Le soutien indéfectible aux FAMA est aussi un acte citoyen et patriotique au vu des récents événements et doit être au centre de toutes les discussions, tout en respectant les mémoires de nos défunts militaires morts toujours selon Alpha Cissé, le président du mouvement.
Quant à Sidy Ali Ould Bagna, un autre co-conferentier, il a dit ceci : << Ce n’est pas parce que les couleurs de nos peaux sont différentes que nous devons nous diviser ! Et je ne suis pas non plus d’accord avec l’humiliation du pays, par les médias étrangers et à travers la publication anarchique des photos de soldats morts sur les réseaux sociaux. Ce sont des actes qui amènent la frustration et des querelles personnelles. >>
Avec ces propos vexants des deux journalistes français, force est de reconnaître une part de culpabilité de nos autorités qui ont l’habitude de privilégier la presse internationale lors dans ses importantes déclarations et cérémonie.
                Adama Traoré