Avec comme thème principal « Le sport facteur de paix et de cohésion sociale », le centre de formation en arts martiaux dénommé Lions Club a soufflé sa cinquième bougie ce samedi 27 janvier 2018. C’était à Kalaban-Coro Adeken, en présence de plusieurs promoteurs de disciplines d’arts martiaux au Mali.

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Ph. Internet/Un art d’origine asiatique qui, au-delà du combat, forme l’esprit

Avec le banditisme grandissant, l’autodéfense devient une issue sûre. Si le Mali a dans son histoire un champion du monde en Taekwondo en la personne de Daba Kéïta, cela voudrait sûrement dire que les pratiquants d’arts martiaux maliens sont parmi les meilleurs.
Lions club qui compte dans son centre de formation plusieurs disciplines d’arts martiaux a dévoilé son savoir-faire devant une foule impressionnante de curieux, d’experts et d’amateurs à travers des prestations et des démonstrations dont seuls les initiés ont le secret. Les techniques d’autodéfense, d’attaque, n’ont laissé personne indifférent.
L’objectif général de ce club est de permettre aux pratiquants non seulement de se défendre en cas d’agression, vu le taux croissant du banditisme, mais aussi de développer leurs capacités de se maîtriser et de maîtriser leurs émotions. Les cinq années d’existence de Lions club sont l’expression de l’engouement et du professionnalisme de l’ensemble des maîtres de ce sport. Le sport qui a été prouvé scientifiquement comme moyen curatif et préventif de plusieurs maladies les arts martiaux viennent alors combler le vide de la protection et de défense en cas d’agression.
Initiateur principal de l’événement, Maître Boubacar Coulibaly dit Bolbi n’a pas caché son émotion : << Aujourd’hui nous fêtons le cinquième anniversaire de notre centre de formation en arts martiaux. Cela n’aurait pu être possible sans le concours et la bonne volonté des élèves et de mes collègues maîtres. Mes remerciements à tous ceux et celles qui nous ont soutenus de près ou de loin, en particulier notre marraine infatigable Mme Tandina Lala Dicko, pour sa disponibilité et ses efforts à nos cotés.>> Les ambitions de ce centre de formation sont de pouvoir représenter un jour le Mali dans les compétitions internationales d’arts martiaux. « Pour ce faire les défis à relever restent nombreux », a souligné Boubacar Coulibaly dit Bolbi.
Les différentes prestations des pratiquants de Lions club ont commencé par le Taekwondo, en une discipline née Corée avant la division de ce pays en deux et qui se pratique avec des cris qui accompagnent les coups de poings et de pieds. Puis ce fut le tour du Kung-fu, art originaire de la Chine mais créé par un indien après huit années de méditation qui se pratique sur la base d’imitation de gestes d’attaque et de défense de certains animaux. L’aïkido et le shotokan communément appelé karaté, tous deux d’origine japonaise, ont aussi coupé le souffle aux différents spectateurs. Plusieurs autres disciplines dont le Krav-maga, d’origine israélo-tchécoslovaco-hongroise, ont tour à tour illuminé la cérémonie.

Le sport est un moyen indispensable pour réunir diverses cultures, langues, ethnies et religions, le centre de formation d’arts martiaux Lions club le sait et veut prôner ce message à l’ensemble des populations maliennes et, pourquoi pas, au monde entier, à travers les arts martiaux.
Adama Traoré