Si les textes disent que l’Etat a le devoir de protéger tous les élus sans distinction de parti politique, la réalité semble être toute autre chose dans la commune rurale de Konsiga dans le cercle de Yélémané où le maire serait empêché de travailler par certains habitants de la commune.

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Ph. Adama Traoré/Le présidium de la conférence de presse

Lors d’une conférence de presse organisé ce jeudi 11 janvier 2018 au siège de l’URD à Badalabougou, une délégation dudit parti conduite par le Pr Salikou Sanogo a tenu à éclairer la presse sur la situation qui prévaut à Konsiga. En effet, suite aux événements douloureux qui ont fait un mort et huit blessés le 18 décembre 2017 dans la commune rurale de Konsiga, entre les forces de l’ordre et des manifestants qui ont pris les locaux de la mairie en otage, des lors les rumeurs ont vite pris le dessus sur la réalité, laissant planer le doute sur la culpabilité des uns et des autres.

Selon le Pr Salikou Sanogo, les manifestants n’arrivent pas à digérer la défaite de leurs candidats dont la liste a été rejetée après le constat qu’une candidate n’avait que 19 ans, alors que la loi interdit toute candidature d’une personne ayant moins de 21 ans. « La liste rejetée par le tribunal de Kayes était composée de Yéléma Codem et dès lors une radio de la place du nom de Dambé s’est mise à diffuser en boucle des insultes à l’encontre du maire de l’URD en la personne de Tambassa Kébé, distillant ainsi une haine entre les habitants de la commune », a-t-il laissé entendre. 
Toujours selon le Pr Salikou Sanogo, il s’agit d’une commune composée de trois villages où une association dénommée Dagakané a souvent une grande influence sur les populations ; et cette association soutenait la liste rejetée.
Quant à Me Demba Traoré, il dit ne pas comprendre que des gens puissent empêcher un maire élu démocratiquement de travailler juste parce que leur candidat n’a pas gagné. Et d’appeler le gouvernement à protéger tous les élus sans distinction de parti. Il a aussi martelé que des listes URD ont été rejetées dans plusieurs localités sans que le parti ne demande à ses sympathisants d’occuper les locaux du candidat déclaré vainqueur.
Depuis les événements du 18 décembre dernier, les mêmes manifestants ont interdit le maire et ses conseillers de travailler tout en privant les citoyens de leurs droits civiques. Les intervenants considèrent cette situation comme une violation des règles de la démocratie sur laquelle le gouvernement continue de fermer les yeux, ce qui les indigne.
Adama TRAORÉ