L’immigration clandestine est devenue le sujet de prédilection des médias ces dernières années. Même les hommes politiques en ont fait leur affaire lors des campagnes électorales. Un spectacle de slam et de déclamation sur ce thème, organisé par le Collectif Au nom du Slam, a eu lieu le samedi 30 septembre dernier, dans la salle de spectacle de l’Institut Goethe. C’était en présence de M. Alain Tailly, ingénieur culturel et directeur général d’Ivoire Régie.

Affiche su spectacle 

Certains pays occidentaux ferment leurs frontières aux chercheurs de l’Eldorado,  pendant que d’autres  en tirent profit. Des jeunes quittant leurs terres natales à la recherche de conditions de vie meilleures sont emprisonnés, pire parfois vendus comme des esclaves. Plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré les conséquences de l’immigration clandestine.

La première chaîne de télévision ivoirienne  (RTI1) a récemment diffusé un film pour dénoncer les conséquences de cette pratique qui endeuillent de nombreuses familles et meurtrit à jamais les cœurs des parents qui perdent ainsi leurs enfants. Pourtant, les jeunes Ivoiriens, comme la plupart des jeunes ouest-africains  semblent de plus en plus motivés. Selon  le classement de l’Organisation Internationale des Migrations (OIM)  la Côte d’Ivoire comptait 6,7% des migrants en 2016 et  le Nigéria caracolait en tête avec 21%.

Quelles sont les véritables raisons qui poussent les jeunes à vouloir emprunter le couloir de la mort ? Quelle est la part de responsabilité des gouvernements africains dans ce phénomène ? Voilà les grandes questions soulevées par les Poètes de l’Institut Goethe d’Abidjan !

Dans leur rôle d’œil du peuple et de voix des  sans voix, ces jeunes maîtres de la parole, face à ce mal qui ravage la population ivoirienne, ont apporté leur contribution en dénonçant les conséquences de l’immigration et en interpellant le gouvernement ivoirien quant à sa part de responsabilité : la création d’emplois et un soutien accru aux initiatives des jeunes peuvent dissuader ces derniers quant à emprunter cette voie suicidaire qui passe par la mer.

Crépin Kony 
Correspondant à Abidjan