Dans un pays comme le Mali où les 80% de la population vivent de l’agriculture, les espoirs ne se fondent que sur la pluie. L’hivernage est donc la saison la plus attendue et parfois avec angoisse. Et si, par malheur, la pluviométrie est perturbée, c’est une catastrophe dans plusieurs localités.
Le constat est alarmant aujourd’hui dans les cercles de Koutiala, San et Yorosso et dans certains villages environnants de Bamako. Dans le cercle de Koutiala précisément, dans les communes rurales de Sinkolo, Zangasso et Ziena par exemple, les cultivateurs sont dans le désarroi en raison d’une forte inondation qui a emporté la majeur partie des premières semences. Selon Issou Berthé, paysan à Chiou, dans la commune rurale de Sinkolo, « il y aura forcément la famine cette année car nos premiers plans de maïs ont été inondés par la pluie ». Et d’ajouter : « Nous fondions finalement nos espoirs sur les plus jeunes pousses, mais voilà que cela fait deux semaines sans qu’une goutte de pluie ne tombe ici. C’est le désespoir total chez nous ! »

Et ce discours pessimiste sur les récoltes de cette année sont partagés dans plusieurs zones des localités citées plus haut. Mais que peut-on faire d’autre que de prier le ciel pour qu’il libère la pluie mais en quantité modérée pour recréer l’espoir chez les planteurs !

Tout ce qu’on peut donc dire aujourd’hui à ces parents désemparés, ne vivant que de la terre, c’est de continuer d’avoir foi. La pluie viendra et les récoltes seront bonnes. Inch’allah !!!

 Adama Traoré