Dans le cadre de la mise en oeuvre des activités du Plan de Travail Roulant 2016-2017 entre l’UNICEF et le Mali, la Direction Régionale de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a organisé le mercredi 16 Août 2017 une causerie débat à Daoudabougou, à côté du lycée Kankou Moussa. Cette rencontre avec les femmes a été organisée afin de faire la restitution de l’atelier de renforcement de capacités des porteurs de changement sur les Violences Basées sur le Genre (VBG) à l’intention des communautés.

Violences
Ph. abamako.com/Une séance de causerie animée par les porteurs de changement

A Daoudabougou, les porteurs de changement ont été accueillis par une foule nombreuse composée d’associations de femmes, de leaders religieux et d’autorités coutumières. La cérémonie d’ouverture de cette causerie était placée sous la présidence du chef de quartier de Daoudabougou, Adama Sangaré, qui était accompagné par ses conseillers. Dans son discours d’ouverture, le chef de quartier a invité les femmes à bien écouter ce que les porteurs de changement vont leur dire car le sujet est très important et d’actualité. La causerie a porté sur deux principaux thèmes qui sont : la mutilation génitale féminine et le mariage précoce.

Commençant le débat par le mariage précoce, les animateurs de la causerie au nombre de dix, ont affirmé que le mariage précoce est le fait de donner une fille en mariage avant 18 ans. Mme KONTA Assitan SANGARE a parlé des causes du mariage précoce, des formes que peut prendre le mariage précoce et les conséquences qui en découlent. Les femmes surprises de certaines conséquences graves de la pratique ont promis de faire de leur mieux pour parvenir à l’abandon de la pratique.

Le thème sur la mutilation génitale féminine a aussi suscité beaucoup d’intérêt quant à l’origine de la pratique et ses conséquences sur la santé de la femme et l’enfant.

Ainsi, les femmes ont appris que certaines maladies sont les conséquences de l’excision et ont promis de ne pas rester indifférentes face à cette situation. Car ce sont les femmes qui sont excisées et ce sont ces mêmes femmes qui donnent les filles aux exciseuses. Pour mieux comprendre les conséquences de la pratique, la représentante de la directrice nationale de la promotion de la Femme a promis de conduire les femmes qui le désirent auprès de leurs soeurs victimes de ces pratiques, pour les amener à comprendre à quel point certaines des maladies provoquées par l’excision comme la fistule, par exemple, sont pernicieuses et invalidantes.

Dans le cadre de leurs périple, les porteurs de changement doivent organiser les mêmes causeries dans tous les quartiers de la Commune V du District de Bamako.

Source : aBamako (F. Sanogo)