La question du projet de révision constitutionnelle qui divise bon nombre de maliens arrive à une phase où stupéfaction et panique sont au rendez-vous. Pour les citoyens lambda, la tension politique et sociale actuelle dans le pays pourrait aboutir, si rien n’est fait, à un chaos.

D’un côté, il y a le régime ne veut rien lâcher et de l’autre, la plateforme « Antè a bana »   qui s’accroche au le retrait pur et simple du projet par le président de la République. Le jeudi dernier, à la Pyramide des Souvenirs, ladite plateforme a organisé une assemblée générale couplée d’une conférence de presse. A la clef, une lettre ouverte adressée au président de la République, son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta. Dans cette lettre ouverte, la plateforme a donné un ultimatum au régime pour renoncer au projet référendaire  d’ici le 20 septembre. Au même moment, on a noté la sortie médiatique du secrétaire général de Koulouba, M. Soumeylou Boubey Maiga qui, sur la chaîne de télévision Africable, a martelé que « la révision constitutionnelle ne fera que renforcer le processus démocratique du Mali ».

Ainsi, la campagne de sensibilisation pour le « Oui » continue et l’ultimatum de la plateforme « Antè a bana » s’approche. De quoi inquiéter certains citoyens qui, stupéfaits ou angoissés, craignent le pire.

La désobéissance civile proposée par les opposants de la révision constitutionnelle et la détermination du régime pour le maintien du projet annoncent de chaudes empoignades.

En attendant, le célèbre chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath a affirmé sa participation à une alternative en 2018. S’agit-il d’une éventualité partiale aux élections présidentielles prochaines le temps nous le dira.

Adama Traoré