Ph. Shalom / Extrait de La Femme de Dieu
Ph. Shalom / Extrait de La Femme de Dieu

Dans la grisaille des jours mornes

Sur la tombe de mes espoirs morts-nés

Face aux yeux hagards des miens affamés

Au-delà de la misère noire qui ne cerne

Je vois la vie en rose

Je m’offre une belle pause

Dans mon refuge lecture

Avec ma compagne écriture.

Parce que je vis,

Je me sens heureux,

Parce que je sais lire,

Je ne connais pas l’angoisse,

Parce que je sais écrire.

Je plains les malheureux,

Car la pire des poisses,

C’est vivre dans le délire

De l’ignorance,

Et se croire martyr

D’une cause perdue

Avant d’être défendue…

MINGA