Photo Internet/Patrouille de policiers
Photo Internet/Patrouille de policiers

Tout le monde sait désormais que le voyage du premier ministre Moussa Mara à Kidal a déclenché l’ire des irrédentistes du septentrion malien, causant la mort de préfets, de sous-préfets, de militaires et même de civils. Mais, officiellement, personne ne parle de mort de policiers. Pourtant, il se murmure dans des grins, des salons ou des bureaux de la République, que plusieurs policiers ayant accompagné le premier ministre dans son voyage osé ne sont pas revenus dans leurs familles respectives. Alors, info ou intox ?

Le dimanche 25 mai, une famille de Dar-Salam aurait reçu une délégation de la police nationale venue annoncer qu’un des leurs, un jeune policier de la trentaine, a laissé sa vie à Kidal. Sa très jeune épouse, enceinte de leur premier enfant, était, dit-on, inconsolable. Cette délégation aurait dit qu’elle avait dix-huit autres annonces à faire dans d’autres familles.

Des policiers seraient donc morts à Kidal. Mais pourquoi n’en parle-t-on pas ? Combien étaient partis pour Kidal ? Combien n’en sont pas revenus ? Y aurait-il un intérêt particulier à taire la mort de ces autres « soldats » de la République ? Si tout cela n’est que grossier mensonge ou rumeur tendancieuse, il faudrait tout de même quelqu’un pour le démentir. Ou bien ?

MINGA