Photo Internet / Comme sur une autre planète !
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Le gouvernement malien doit avoir le courage de dire la vérité aux populations au sujet du virus Ébola. Ils ne l’ont pas créé et ils ne sont pas responsables non plus de sa morbidité. Mais ils seront comptables des conséquences des rumeurs alarmistes auxquelles s’accrochent toujours des populations sous-informées ou laissées à leur sort par un pouvoir hésitant et titubant.
Le laboratoire de référence du CDC d’Atlanta, aux Etats-Unis n’aurait-il toujours pas donné le résultat des analyses ?
Et les cas suspects ? Sont-ils toujours trois ? Y avait-il vraiment trois personnes à Lassa ? Quid du suspect dans la nature à Bamako ? Comment évoluent-ils dans leurs maladies assimilées à la fièvre Ébola ? Avant les résultats du labo américain, nos praticiens ne sont-ils pas capables de savoir s’il s’agit d’une autre pathologie ? « Cas suspect » serait-il une nouvelle maladie ou un « stade pré-Ébola » ? Le gouvernement va-t-il arrêter de jouer à l’autruche, vu qu’on n’est pas sur le terrain de la politique où la peur d’avoir peur les pousse à se construire de petits nids de mensonges pour se cacher du peuple, mais bien sur le terrain sensible de la santé publique ?
Encore une fois, grande sera sa responsabilité dans les risques qui pourraient découler de cette rétention maladroite de l’information officielle, dans un contexte où ce qui se cache ici peut être su ailleurs et nous tomber dessus à tout moment.
En attendant, on croise les doigts et on demande à Dieu de préserver le Mali de la fièvre Ébola au moment où le pouvoir a déjà sa propre fièvre à gérer.

MINGA