Cet homme a toujours incarné pour moi Volonté, Amour et Sagesse. Puisse-t-il reposer dans la plus grande des paix dans le plus beau des mondes de Dieu, là-bas, à l’ombre de l’Éternité. (Ph. Internet)
Cet homme a toujours incarné pour moi Volonté, Amour et Sagesse. Puisse-t-il reposer dans la plus grande des paix dans le plus beau des mondes de Dieu, là-bas, à l’ombre de l’Éternité. (Ph. Internet)

Même si son état de santé depuis plusieurs mois et la série d’hospitalisations que cela nécessitait avaient déjà préparé tous les coeurs à son départ définitif, le choc est grand de se rendre à l’évidence : il est bien mort, Nelson MANDELA ! Le 05 décembre 2013. Ce n’est pas seulement un nom qui disparaît. C’est une image, un symbole, une icône, un exemple, mais surtout un état d’esprit, une conception de la vie, une vision du monde.
Nous qui avons entendu parler de lui, enfants, pendant qu’il était encore en prison; nous qui l’avons vu sortir de prison avec le sourire, gouverner avec amour et rendre le pouvoir avec humilité, nous pouvons voir au-delà du mortel, un mythe, peut-être même un mystère.
C’est une chance d’avoir vécu ne serait-ce qu’une partie de l’ére Nelson Mandela. Ceux qui sont morts pendant qu’il luttait contre l’Apartheid ont juste connu le rebelle. Ceux qui sont morts pendant qu’il croupissait en prison, ont juste connu le brave. Ceux qui sont morts pendant qu’il sortait à peine de prison ont juste connu le héros. Ceux qui sont morts pendant qu’il gouvernait ont juste connu le visionnaire. Ceux qui sont morts pendant qu’il se retirait du pouvoir après seulement un mandat pendant qu’il pouvait en faire dix avec la bénédiction d’un peuple acquis à sa cause ont juste connu le sage. Mais nous, nous qui sommes encore vivants au moment où il meurt, nous avons le privilège de connaître, en plus de tout ce que les autres avaient connu, le surhomme, le demi-dieu. C’est un cadeau de la vie que de vivre la mort de Mandela, le plus grand homme politique de tous les temps, à mon humble avis.
Cet homme aurait pu inspirer nos dirigeants africains dans leur façon de penser et de gouverner. Hélas, ces roitelets épris d’honneur et de gloire, qui sont tous devenus poètes et philosophes devant le deuil de la famille de l’illustre disparu étalent, leur méchanceté, leur hypocrisie et leur incapacité à devenir grands. Ils encensent le Maître, louent ses qualités extraordinaires, disent leur émotion, leur tristesse, mais aucun d’eux ne peut promettre de faire comme lui. Malheureusement !
Peu importe. Les peuples sauront faire la différence. Un jour, pour d’autres luttes en faveur de la justice, de l’égalité et de la paix sur le continent, d’autres Mandela naîtront. Sûrement.

MINGA