La vraie confiance, c’est celle qui naît spontanément dans notre coeur dès notre première rencontre avec une personne jusque-là inconnue. Comme l’amour, elle ne se justifie pas toujours. Un mot, un regard, un geste, et voilà on se sent en sécurité, on se sent protégé, couvert, à l’abri des intempéries sociales faites de commérages, de médisances, de calomnies, d’injures, de trahisons, de tromperies…

C’est justement pour cette raison que je pense que la confiance est la mère de l’amour. Je crois que c’est cette sensation de sécurité que nous éprouvons en présence de certaines personnes qui nous pousse à nous attacher à elles. Si l’amour ne s’explique, c’est donc parce que la confiance qui lui a donné naissance ne s’explique pas non plus.

Je crois aussi que la solidité d’un amour, sa force, sa durabilité est fonction de la grandeur de la confiance qui l’a généré. Si le degré de cette confiance est faible, il va sans dire que l’amour sera fragile, vulnérable et éphémère.

Cependant, toute confiance, si grande soit-elle au départ, doit s’entretenir, pour renforcer l’amour si elle a fini pour donner vie à un amour. Elle doit s’entretenir pour nous raffermir dans notre sensation de sécurité, pour garantir la pérennité de notre assurance. Si la confiance n’est pas entretenue, les intempéries sociales finissent par l’étouffer et la tuer.

MINGA