J »ai lu avec beaucoup de plaisir les propos de jean-Paul Galibert sur le Néant et Rien. Je partage avec vous cette philosophie…

« Quatre alliances pour exister : le sentiment d’inexistence

Posted: 4 Septembre 2012 in PHILOSOPHIE

Le néant, peu à peu, étend son empire. Les licenciements, le délaissement, les dépressions, l’angoisse, finissent par se fondre en un immense sentiment d’inexistence. Et c’est cela, précisément, qui nous permettra d’exister.

Au départ, il y a le sentiment d’inexistence, qui me révèle qu’il n’y a rien. Mais s’il n’y a rien, tout est rien, toutes les choses sont des riens. A moins d’espérer d’improbables anomalies, qui provoqueraient quelque existence au sein de tel ou tel rien, la seule possibilité pour exister est de se situer à la limite des riens. Car il faut bien que les riens se distinguent, en sorte qu’à leur limite commune, quelque chose se produit, comme une différence. Tel est le sens de notre amour des confins, de notre attirance vers les rivages, et de notre désir pour les peaux, les courbes et toutes les surfaces visibles.

C’est dans le rien que tout se devine, que tout se dessine, que tout se décide. » FIN DE CITATION.

Et voici ce que m’inspirent ces propos philosophiques (?) justement au sujet de RIEN :

RIEN. Le monde n’est rien. L’homme n’est rien. La vie n’est rien. La mort n’est rien. L’Amour n’est rien. Donc Dieu n’est rien. En fait, rien n’est rien. parce que rien est tout et tout est rien. Que faut-il alors chercher à comprendre dans le rien du tout et dans le tout du rien ? RIEN. Rien que des mots qui nous embrument, qui nous enrhument, qui nous entubent… Et dans l’immense vacuité des choses, petites et grandes confondues, que cherchons-nous à faire comprendre aux autres à travers le bal folklorique de mots dont les seuls sens sont ceux que nous voulons bien leur donner ? RIEN. 

Merci à toi J-P Galibert qui m’a permis cette gymnastique intellectuelle dont j’avais perdu l’habitude. Bon vent à tes idées.

MINGA