Liberté de la presse
Ailleurs peut-être OUI
Mais sous les Tropiques
Où la liberté est achetée
La presse est en détresse
Et dans la boue enfouie
Contre l’honneur de l’Afrique
Au mépris de la dignité
L’honnêteté est en train de mourir
Et lire la presse n’offre plus de plaisir.

Lascars scribouillards
Ou pantouflards débrouillards
Aujourd’hui les journalistes
Ne sont que de sombres plumitifs
A la solde de causes tristes
Qui se nourrissent de troubles intempestifs
Que provoquent leurs canards
Papiers sans fond au style pauvre et ringard.

La liberté achetée a tué le métier
Et du journaliste il faut se méfier
Car il ne fait plus d’analyse
Et n’ayant plus la maîtrise
Ni du fait ni du sens du fait
Il ne fait plus que ce qui lui plaît.

Au mépris du lecteur
Au grand dam de l’auditeur !

La pauvreté a fait de la liberté de la presse
La libération de toutes de toutes les envies
La récolte immédiate de gains en espèces
Qui permettent au quotidien de gagner sa vie
Contre des écrits sans gloire
Que vomit tout de suite notre mémoire !

D’autre part
La liberté de la presse est morte
Parce que la loi du pouvoir est la plus forte !
Alors le peu de journalistes conscients
Qui font un travail propre à bon escient
Est au placard !

Mais je ne désespère pas pour autant
Car je pense que viendra le temps
Où la presse rayonnera et pour longtemps !

MINGA