Vite vite passe le temps

Passent les hommes et leurs histoires personnelles et leurs vies

Vite vite passent les secondes, les minutes, les heures

Passe le visage qui sourit avec son mystère profond qui dépasse mon intelligence

Ainsi passent précipitamment les choses de ce monde, les noms, les hommes

Vers le précipice du passé,

L’abîme du temps qui abîme nos espoirs en laisse, en jachère

Le trou noir de l’oubli qui nous oblige à creuser pour retrouver des traces de fusion

Des trait d’effusion de nos passions en lambeaux, de nos amours à la mouton déchues…

J’attends

J’attends le train du futur déjà parti,

Perdu dans la brume de l’à-venir

J’attends le retour du convoi

Pour embarquer dans le prochain convoi

J’entends

J’entends le râle du ciel secoué par une quinte de toux

Et ceux qui ont peur de l’orage demandent refuge

J’entends siffler le vent comme le train qui approche

Je sens

Je sens la fin de l’attente

L’attente vaine d’une entente cordiale qui se transforme en déluge de mots odieux

L’attente longue du temps qui passe, passe, et ne s’embarrasse point de mes traits tirés

Mon coeur est pris de vertige

Quand je pense aux turpitudes lâchées que je n’ai plus le pouvoir de rattraper

Ma tête tourne, mes idées vacillent

Mes pensées flottent

Je m’embrouille

Piège sacré de la solitude

Je sens venir l’orage

Je veux fuir l’engrenage du sabotage

Tiens,

Je divague

Dans les vagues de mes pensées agitées

Qui brisent les digues de ma Raison

Pour emporter mon esprit sur les flots de mes rêves déchiquetés…

Sombre devient le jour,

Lent devient le temps

Le temps s’arrête !

NOIR…

MINGA