Vous ne savez pas à quel point la relation que les Français ont avec leur président Nicolas Sarkozy m’amuse beaucoup. A côté de ceux pour qui Sarko a la carrure d’un messie et qu’il est le président qu’il faut à la « grande France », il y a ceux qui pensent que Marianne ne mérite pas un nabot comme amant, fût-il de passage.

Les critiques contre le côté « bling-bling » d’un président, jugé « agité et hyperactif », fusaient de toutes parts dès l’accession de Sarko à la magistrature suprême de la France. On est même allé jusqu’à voir chez le président les séquelles d’une maladie infantile.

Sarko lui-même ne faisait vraiment rien pour faciliter les choses chez ses admirateurs qui manquaient bien souvent d’arguments rationnels pour défendre le « petit président » de la  » grande France ».

Ses premières injures publiques ont définitivement fixé beaucoup de Français et amis de la France sur l’état mental du président de la République de nos ancêtres les Gaulois. « Casse-toi, pauvre con » ! C’était en février 2008, moins d’un an après son élection. Depuis, on en a entendu d’autres ! Et toutes les incartades, les méprises, les incohérences du président ne font qu’apporter de l’eau au moulin des sarkophobes et des sarkopessimistes qui prônent pour la France un « Tout Sauf Sarko ».

Peu importe ! Les sarkophiles ne désespèrent pas. Pour eux, les choses peuvent toujours s’arranger avec leur président. Même s’il y a des fractures de plus en plus prononcées dans leur camp. Même si des sondages de façon répétée, comme des monstres sarkophages, dévorent chaque jour un peu plus la popularité de prési Sarko.

Et les humoristes français dans tout ! Et c’est là que je me rends compte de la différence impressionnante entre la liberté de presse sous les Tropiques et celle en cours de l’autre côté de la Méditerranée. Prési Sarko est traité de tout : nain, géant, Tintin, Shtroumf, etc. Mais le grand Sarko n’en a cure ! Comme pour dire que les chiens peuvent aboyer à en perdre la voix, sa caravane passera.

En Afrique, il se moque éperdument de l’état d’âme des colonisés : Tchad, Gabon, Guinée-Conakry, Libye, Côte d’Ivoire… N’écoutant que sa conviction, il se lance, discrètement ou sans voile,  diplomatiquement ou militairement, dans une nouvelle dimension des rapports France-Afrique. Cela est considéré comme une rupture pour ses fans, mais pour ses détracteurs, c’est le prolongement de la nébuleuse « françafrique »

Sarko s’en fout ! A tort ou à raison, le petit bonhomme fait son petit bonhomme de chemin. L’histoire nous situera sur le bien-fondé de tout ce qu’il est en train de faire aujourd’hui.

Moi, je continue de m’amuser de tout ce que Sarko inspire aux uns et aux autres…

MINGA