C’est si bien d’écrire ce qu’on sent, ce qu’on ressent… C’est si bien de dire ce qu’on défend contre la violence des vents ennemis, des vents contraires. C’est si bien d’extraire de son esprit des idées sous forme de mots pour se libérer des fantômes ailés, des fantômes zélés qui peuplent les rues de nos imaginations.

Oui. Comme ça fait du bien de vomir quand on a la nausée. Comme ça fait du bien de rire quand on est heureux. Comme ça fait du bien de pleurer quand on a mal, quand tout va mal, quand on en a marre !!!
C’est si bien vivre à travers la splendeur excitante des lettres enjouées, légères et frivoles dont le mystère des copulations fonde notre être profond. C’est peut-être pour cela que plus j’écris, plus je me sens libre, ivre de la vie, des aires sans frontières. Plus j’écris, plus je vis.
Ne pas écrire, pour moi, c’est me punir, m’interdire l’élixir du Bonheur. Ne pas écrire, c’est fuir la vie. Ne pas écrire, c’est se laisser périr.
Mon choix est fait. Je ne veux point périr !