Ne rien dire, se taire, laisser faire, laisser dire, laisser aller, même quand il y a à parler, même quand tout est à dire ou à redire, même quand il faut agir ou réagir, voilà qui fait peser sur mon petit coeur le poids insupportable du vide. Ce vide dont le visage hideux fait frémir de frayeur mon âme perdue dans les vagues du vague destructeur… Ce vide dont le poids est prêt de faire exploser ma poitrine lassée des « inspirs-expirs » de douleurs, de souffrance, de mépris, de haine, de désamour, de désavoeu, de désenchantement perpétuels.

 

Se taire c’est un peu ne plus être, c’est disparaître un peu. Mais c’est aussi se laisser jouir d’un répit, prendre du recul, observer une retraite… Se taire, c’est parfois tuer dans le coeur du vide le virus du néant. Se taire, c’est aussi se donner une chance de renaître.

Alors, moi, je crois que je vais revenir à la vie après le silence, le vide, le vague, le néant. Ils nous donnent parfois tant de force de réaction, tant d’entrain face à la rudesse du destin ! ! Je veux vivre. Mais sans la moindre peur d’affronter la vérité de la mort.