Le samedi 10 mars, il m’a été donné de vivre des moments de joie véritable. C’était à Sélingué, une localité située à une centaine de kilomètres de Bamako, la capitale malienne, à l’occasion d’une cérémonie solennelle et haute en couleurs, marquant l’apothéose des festivités du trentenaire de l’association suisse Helvetas/Mali.
C’était une joie pure, une joie brute, naturelle, normale, ressentie du dedans vers le dehors… Cela n’avait rien des joies fabriquées par des politiciens en mal de gloire et de renommée qui vont distribuer ici et là, des morceaux de biens matériels pour arracher aux populations ces sourires à travers lesquels ils se voient au rang des demi-dieux qu’ils veulent être pour leurs semblables.
La joie que les populations de Sélingué éprouvaient ce jour-là se justifiait par l’engagement d’Helvetas à leurs côtés pour leur apprendre à se prendre en charge grâce à des activités agricoles, sociales et culturelles. Grâce à la culture par eux-mêmes de leur propre bonheur. C’était loin des joies négociées, arrangées, pour sauver des faces sombres qui prétendent pouvoir illuminer le monde. C’était la JOIE. La vraie. Parce que Helvetas a cru en ces femmes, en ces hommes, en les accompagnant et en les laissant faire le reste du chemin seul avec un éclairage patient et des conseils pleins d’amour et imbibés de solidarité. Helvetas a célébré ses 30 ans au Mali. Les différentes populations qui ont bénéficié de son assistance et de son aide, elles, elles doivent célébrer chaque jour leur vie entière en ayant à l’esprit que le vrai bonheur c’est celui que l’on puise au fond de son coeur et qui s’y trouve parce que nous avons posé des actes positifs qui le génèrent et l’entretiennent. Le vrai bonheur est culturel. Ou humain, disons. Il n’est pas politique.

Sur cette image, je suis devant l’affiche présentant le volet culturel des activités d’Helvetas/Mali, le PAC. Crédit Photo: Batoma/CFP2007