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Un ver qui rêve d’être un homme ou un homme qui rêve d’être un ver ?
Parfois me hante l’angoisse freudienne des mondes oniriques où résident les crapauds de notre mental…
Parfois je m’abandonne au vertige des milliards de pensées qui me tourbillonnent dans l’esprit, me torturent l’âme, me durcissent le cœur et empoisonnent ma vie…
Parfois me visite l’espoir millérien des sillons qui conduisent au firmament de notre intérieur…
Parfois je voyage dans le train magique des idées lumineuses qui me purifient l’esprit, me soulagent l’âme, me réjouissent le cœur et illuminent ma vie…
L’homme peut-il échapper aux turbulences du monde immonde et monstrueux qui mange les anges, ce monde pourri qui se nourrit de la bonté et de la beauté des jolis-cœurs ?
Peut-on éviter la violence du vent qui viole nos vies, qui vide nos vastes greniers d’énergie, qui rend vaine notre volonté de devenir quelqu’un qui compte ?
Parfois les pleurs du corbeau j’entends qui m’attristent et jettent de l’ombre sur ma vie déjà trop sombre…
Parfois le chant du rossignol j’entends qui m’emplit de soleil, qui éveille mon cœur aux grands bonheurs de l’amour…
Mon Dieu, que dis-je ? Où suis-je ? Où vais-je ? Qui suis-je ? Que sais-je ?
Tenez, j’ai le vertige. Encore. Ça recommence…